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vendredi 27 avril 2007

Science Infuse

Homologue de la Main à la Pâte pour la Belgique en lien à l'Université Catholique de Louvain.
> lien au site

Réseau Scité

Le réseau interuniversitaire Scité lie, sous l’égide de la Région wallonne, les cinq unités de diffusion des Sciences des universités francophones ( FUNDP, UCL, ULB, ULg et UMH).
Le réseau oeuvre au sein de chaque université pour développer les activités déjà existantes (conférences, rencontres-débats, formations continuées pour les enseignants, accueil de groupes scolaires, rédaction et diffusion de documents d'information, sites web, ...), et met sur pied des activités communes aux cinq universités à l'attention des élèves, du grand public et des journalistes. Il développe des projets de diffusion de la culture scientifique, tant à l’échelle locale que régionale ou même européenne ; il est ainsi l’un des principaux artisans du Printemps des Sciences. Il développe également des projets qui privilégient l’interactivité
Universités- Ecoles-Entreprises comme « Sciences au quotidien » ou « Demain, mon entreprise ?». > lien au site

Des Compétences négligées par l'école...

Des compétences négligées par l'école, Les raconter pour les enseigner
Fourez G. et Centre Interfaces (sous la direction de)
/ Couleur livres, 2006, 156 p. / Ouvrage diffusé par les Presses universitaires de Namur
De certaines compétences, on dit qu’elles sont trop complexes pour être enseignées à l’école. Il faut, dit-on, les laisser aux soins de la famille. Avec le résultat que l'on devine : une grande inégalité sociale (car les familles privilégiées pourront s’en charger, les autres, non). D’autres compétences (songeons à la rigueur) sont bien abordées dans certaines disciplines, mais rarement transférées à d’autres. D’où l’objectif de cet ouvrage : former les enseignants à l’enseignement de ces compétences négligées par l’école, comme : - Envisager des possibles ou “en toute occasion voir des opportunités à saisir”. - Recourir à des spécialistes ou comment ne pas rentrer bredouille d’une consultation. - Négocier avec des consignes pour réaliser une tâche. - Apprendre à transférer. - Libérer en nous la part de rêves ou éviter de s’enfermer dans des problèmes à résoudre. - Décider d’approfondir ou non une question ou “du bon usage des boîtes noires” (pas celles des avions). - Communiquer ou ne pas entretenir un dialogue de sourds. - Écouter avec méthode pour pouvoir refléter ce qui a été exprimé. - Être impliqué à l’école. - Fêter et donner du sens aux événements. - Faire face à une difficulté ou ne pas laisser tomber les bras. - Faire preuve d’esprit critique ou ne pas se faire rouler. - Observer dans la perspective d’agir ou mettre en scène la situation où l’on est impliqué. - Confronter sans provoquer de violence inutile ou comment ne pas jeter de l’huile sur lefeu. - Se donner des modèles simples pour comprendre et/ou communiquer.

Ecole Decroly de Bruxelles

En 1907, Ovide Decroly fondait son école pour mettre en pratique les principes encore aujourd’hui appliqués : considérer l’observation comme base de tout apprentissage, construire les compétences et les savoirs à partir des centres d’intérêt et de démarches interdisciplinaires, respecter les étapes du développement de l’enfant, accorder une réelle importance au groupe-classe tout en permettant à chaque élève de progresser à son rythme, proposer d’agir pour apprendre et non d’apprendre avant de pouvoir agir. Un siècle plus tard, l’Ecole Decroly compte 1000 élèves, de 3 à 18 ans. Elle fonctionne comme école libre subventionnée, non confessionnelle et elle met toujours en œuvre les principes de base du Dr Decroly, en les repensant sans cesse tant en fonction des observations et des analyses menées sur le terrain que de l’évolution de la société du XXIème siècle. > site de l'école

Colloque Pédagogies Actives


Que sont devenues les pédagogies nouvelles un siècle après leur fondation ? Comment se sont-elles adaptées aux réalités du XXIème siècle, à tous les niveaux d’enseignement ? Ont-elles encore des spécificités à proposer ? C’est sur ces questions que nous avons voulu nous pencher, en tant qu’acteurs de l’éducation qui pratiquent, qui se reconnaissent ou qui sont intéressés par les pédagogies actives. Philippe Meirieu prononcera la conférence inaugurale du 24 avril à 18h. Les organisateurs de ce colloque (l’ULB et l’Ecole Decroly) vous présentent, au travers de ce site, la démarche générale qu’ils ont suivie, la structure de la journée du 25 avril, un court résumé de tous les exposés-tables rondes qui vous seront proposés(…). > Site du Colloque Pédagogie Active

Les rencontres pédagogiques d'été

Ces rencontres constituent un modèle de rencontres dont je ne connais pas l'équivalent en France et que les Petits Débrouillards gagneraient sans doute à reprendre. Il s'agit de rencontres organisées à la fin de l'été et qui réunissent un peu plus de 200 personnes. Une bonne douzaine de stages sont proposés autour de thèmes très différents :
* des stages intellectuels (ex: réfléchir sur l'approche pluridisciplinaire des sciences) ;
* des stages manuels (ex: peinture, travaux manuels) ;
* des stages corporels (ex: théâtre, clown).
Ces stages durent 3 à 6 jours. Les enfants sont pris en charge comme en centre de vacances, mais retrouvent les parents en dehors des moments de stage. Le soir, on organise des conférences, des fêtes, des spectacles.
Type de public: beaucoup d'enseignants, en général des gens sensibles à des questions sociales.
Bref, ce concept allie les vacances, la réflexion, la famille et le plaisir d'être ensemble. L'ambiance y est très agréable. On y rencontre des personnalités différentes exerçant des métiers très divers et tous passionnés.
L'association belge "Changement pour l'égalité" organise ces rencontres depuis 36 ans. Ses responsables sont disposés à aider les Petits Débrouillardes pour organiser une forme équivalente de rencontres en France.
Michel GOLDBERG

jeudi 26 avril 2007

Faille d'un système éducatif

L'enseignement belge se compose d'un enseignement officiel (de l'Etat) et d'un enseignement catholique (représentant plus de la moitié des établissements). Il n'existe pas de carte scolaire.Ces deux systèmes sont financés par des fonds publiques. La Constitution Belge confère une liberté à l’enseignement et permet un choix de l’école, de méthodologie différenciée pour les familles. Cette liberté institutionnelle est donc extrêmement décentralisée. Cette double orientation a généré en Belgique un système de quasi «marché scolaire » qui a engendré beaucoup d’inégalités, a même accru les inégalités sociales de départ, et plus particulièrement dans le système francophone. Ce résultat suscite depuis de nombreuses actions et réactions sur les « nouvelles méthodes », l’apprentissage, aussi bien dans l’éducation « formelle »(établissements scolaires) que dans l’éducation permanente (ASBL – Association Sans But Lucratif) … Le système éducatif est devenu le "siège" du combat de toutes ces organisations.

Art. 24 de la constitution belge
§ 1er. L'enseignement est libre; toute mesure préventive est interdite; la répression des délits n'est réglée que par la loi ou le décret. La communauté assure le libre choix des parents. La communauté organise un enseignement qui est neutre. La neutralité implique notamment le respect des conceptions philosophiques, idéologiques ou religieuses des parents et des élèves. Les écoles organisées par les pouvoirs publics offrent, jusqu'à la fin de l'obligation scolaire, le choix entre l'enseignement d'une des religions reconnues et celui de la morale non confessionnelle.(…)
§ 3. Chacun a droit à l'enseignement dans le respect des libertés et droits fondamentaux. L'accès à l'enseignement est gratuit jusqu'à la fin de l'obligation scolaire. Tous les élèves soumis à l'obligation scolaire ont droit, à charge de la communauté, à une éducation morale ou religieuse.(…)


Rapport PISA Belgique

PISA désigne le "Programme international pour le suivi des acquis des élèves" auquel participent 32 pays, avec la coordination de l'OCDE; Ce programme a pour ambition de mesurer les connaissances et les compétences acquises par les jeunes de 15 ans. Cette enquête a lieu tous les trois ans (2000, 2003, 2006). Les résultats de l'étude PISA en Belgique sont très mauvais (même niveau en Allemagne et un peu moins pire en France).
"En Belgique, les tests PISA révèlent des écarts entre élèves autochtones et allochtones qui sont plus élevés qu’ailleurs. Une étude réalisée par l’Aped démontre que cette situation découle principalement du statut social des élèves issus de l’immigration et que les facteurs proprement ethniques, culturels ou linguistiques sont faibles (en Flandre) ou négligeables (en Communauté française de Belgique). Ceci a des implications cruciales quant aux politiques à mettre en oeuvre pour s’attaquer à la position peu enviable de notre pays dans les statistiques internationales."

> lien au rapport de 2004